Un parcours
Parcours d’un photographe amateur
Dans une autre page, je vous parle du matériel de prise de vue que j’utilise.
Une vieille histoire
Quelques mots aussi sur ce qui m’a amené vers ce choix de matériel, en fait sur un parcours ordinaire d’un photo-amateur ordinaire.
Mon inititation photographique a débuté l’année de mes 14 ans, il y a maintenant plus de 30 ans. C’était à noël, un superbe boitier Pracktica LTL3, un 50 mm et un 135 mm. A cette époque là le 24X36 régnait en maître et les boitiers les plus réputés étaient les Leica M … 4, chez Canon c’était le A1 et chez Nikon le F2. Cela vous situe l’époque ? Les années 70.
Les moyens formats étaient, chez les professionnels, plus que jamais en vogue. Je me souviens notamment du correspondant de presse local avec son Rolleiflex.
Quelques temps plus tard, avec mes premières économies substancielles, je parvenais à m’offrir un Nikon FM. Ce modèle venait de sortir et c’était un révolution chez Nikon. J’utilise d’ailleurs toujours, de temps en temps, ce boitier vieux de 30 ans. Toujours avec le même plaisir, même si le confort de visée est loin des standards actuels.
Déjà à cette époque là, allez savoir pourquoi, je bavais devant les Mamiya C330 (voyez à ce sujet la page consacrée au matériel).
Une double culture
Les années passent puis arrivent les premières années 80 et l’explosion de la micro-informatique. J’ai, à partir de là, sur le plan professionnel, toujours recherché à me faciliter la vie et celle de mes collègues ou collaborateurs par le développement (très empirique, je ne suis qu’un utilisateur un peu avisé, c’est tout) d’outils basés sur les ancètres des logiciels que nous connaissons aujourd’hui.
Cette parenthèse juste pour expliquer que : parcours photographique long, parfois cahotique + parcours informatique long, parfois cahotique = ….
Vous avez deviné, enfin presque …
Fin des années 90 et apparition des premiers scanners abordables permettant la numérisation de films. Et oui, double culture photo+informatique = convergence.
Vous avez connu PhotoDeluxe (déjà édité par Adobe) ?
Je passe les détails, mais vous imaginez bien qu’en voyant arriver des boitiers réflex numériques, je dresse l’oreille. Nikon sort son D1 puis ouvre sa gamme vers le bas… durant toutes ces années je suis resté un nikoniste invétéré (même si j’ai souvent lorgné chez le voisin, souvent en avance d’un ou deux coups). Un peu de temps passe et au moment de me décider pour un D80 ou un Fuji S2, grande réflexion.
Questions existentielles
Quelles sont les photos que j’aime faire ? quel est mon plus grand défaut en photo ? Bref plein de questions existentielles.
En fait mes plus beaux ratés viennent ont tous la même origine : une sorte de frénésie du déclenchement. Je déclenche toujours trop tôt. Avec un boitier rapide comme mon F80, c’est facile mais la rafale ne résoud pas le problème. Bref je rate souvent l’instant décisif si cher à Cartier-Bresson.
Alors si je me retrouve avec un boitier rapide, sans la limitation posée par le film … non il faut que je progresse sur ce plan avant d’aller vers un boitier numérique performant.
En même temps, par hasard (???), lors d’un surf sur eBay, je vois des ventes de Mamiya C330. Là c’est la remontée de l’adolescence. C’est décidé, je renonce, provisoirement, au D80 (ou cousin) et je vais vers un 6X6 bi-objectif. Prudent, je commence par acheter un Yashica Mat 124G, bien plus abordable que les Mamiya. Mais quelques semaines après, je m’offre … 2 Mamiya : un C330 et un C330S. Quand on aime …
Des photos numériques sur film
Depuis je continue à numériser mes négatifs sur mon Epson 4870. J’apprends à domestiquer Silverfast et je mets un point d’honneur à éviter le recours à Photoshop, sauf pour un rendu particulier.
Bref la majorité des photos que je vous présente ici sont des scans non retouchés. Le plus souvent je me limite à équilibrer l’histogramme en conservant le rendu spécifique des films que j’utilise.
Parlons des films justement. Si je reste fidèle à la pellicule, c’est aussi en raison du rendu si caractéristique des films que j’aime. Pendant des années (pour ne pas dire des décennies) j’ai été fidèle aux kodachrome 64 et 200; si mes souvenirs sont exacts il y a même eu une 25. Kodak a arrêté toutes ces émulsions, donc n’en parlons plus. Par contre je reste fidèle à d’autres encores produites: en noir et blanc je suis un fan de la Kodak Tri X 320 et de la Rollei 25 (en fait une reprise d’un film Agfa). En couleur j’ai un faible pour la Kodak Portra 160 VC, bien saturée et, en complément, pour la Fuji NPH 400.
Bien sûr on peut, avec Photoshop, et même avec Silverfast, reproduire les carcatéristiques des ces films. Mais pourquoi chercher à reconstituer ce qui existe, encore ?
Voilà comment et pourquoi, on peut, en plein 21ème siècle, continuer à utiliser du film sans se sentir appartenir à une autre époque, en utilisant des outils numériques performants.
A la pêche
Aujourd’hui je me trouve un peu comme ses pêcheurs qui attendent la saison avec impatience. Pour moi les saisons, c’est le plus souvent d’octobre à mai, pour profiter des plus belles lumières.
Ce sont aussi des repérages, des balades, souvent avec un boitier numérique pour faire quelques clichés. Et puis lorsque le temps vient (à tous les sens du terme), je pars avec mes Mamiya et autres Yashica Mat.
Comme font parfois les pêcheurs, il m’arrive de sortir le matériel, de le mettre en place et … d’attendre cette satanée lumière qui ne vient pas. Alors je replis tout sans avoir déclenché une fois.
Tant pis, je reviendrai.
page créée le 24/12/2007 - mise à jour le 27/07/2008
